Écrire le vivant – Approches écopoétiques des littératures russophones contemporaines | Université Grenoble Alpes – Université de Genève | 2026-2027
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![]() Daria Apakhontchitch © Écrire le vivant – Approches écopoétiques des littératures russophones contemporaines |
Séminaire commun franco-suisse
Centre d’Études Slaves Contemporaines (ILCEA4), Université Grenoble Alpes & Unité de russe, Université de Genève
À la croisée des études littéraires et des humanités environnementales, ce séminaire de recherche mensuel propose de mobiliser une perspective écopoétique pour explorer les représentations et imaginaires de la nature dans les littératures russophones du XXIe siècle, tout en réfléchissant à des manières de relire autrement des textes antérieurs. Les œuvres contemporaines écrites dans des contextes de violences de masse – guerre en Ukraine, censure, répressions, exil – articulent en effet un discours sur l’environnement à des enjeux esthétiques et politiques essentiels. Pourtant, ces enjeux restent un champ en friche dans la slavistique contemporaine.
Mais en quoi l’écopoétique se distingue-t-elle des traitements de la nature qui l’ont précédée, dans la mesure où la nature a toujours occupé une place centrale dans la production littéraire ? L’écopoétique suppose d’abord une certaine politisation de la nature. On écrit moins sur elle qu’avec elle, en prêtant attention aux problèmes posés par la domination humaine et l’anthropocentrisme, y compris dans nos imaginaires, en prenant notamment en compte la crise climatique.
Il s’agit d’une attitude commune à un grand nombre de textes contemporains. Dans le prolongement de la sensibilité pour les problématiques environnementales, la littérature contemporaine fait apparaître la nature comme un lieu à protéger, un refuge, mais aussi un véritable agent de l’histoire. Les éléments naturels y sont dotés de mémoire, d’affects ou d’intentions.
Nous proposons d’aborder la perspective écopoétique selon cinq axes :
- Zoopoétique : figures animales, leur place dans la société, leur fonction littéraire et leur portée symbolique (Katia Krylova, Oksana Timofeeva)
- Environnement et mémoire, paysage et éléments naturels comme archives (Luba Jurgenson, Susi K. Frank)
- Matière première et ressources naturelles : leurs influences sur le champ littéraire et la poétique (Susanne Strätling, Ilya Kalinin)
- Écopoétique en lien avec les subjectivités féministes et queers (Sylvia Chassaing, tony lashden)
- Littérature pour les enfants : engagement écologique et dimension didactique, contes et merveilleux écologique (Laure Thibonnier)
Le séminaire comportera 9 séances de 2h avec un-e intervenant-e par séance. Les langues de travail sont le russe, le français et l’anglais. La langue du titre de l’intervention (français, anglais ou russe) correspond à la langue utilisée pendant la séance. Il n’y a pas de traduction prévue.
Programme de l’année 2026-2027
Vendredi 25 septembre 2026 : 16h00-18h00 – Grenoble
Sylvia Chassaing, « La Nature russe est-elle bonne ? Réflexions sur les applications possibles de l’écocritique à la littérature russe contemporaine »
Mercredi 22 octobre : 16h00-18h00 – Genève
Susanne Strätling, « Raw Material and Poetics »
Lundi 23 novembre : 16h00-18h00 – Genève
Laure Thibonnier, « Quelle lecture écopoétique pour la littérature de jeunesse russophone ? »
Vendredi 11 décembre : 16h00-18h00 – Grenoble
Susi K. Frank, « Экокосмополитизм и местная память. Гидропоэтика Айтматова в “Белом пароходе” » [Éco-cosmopolitisme et mémoire locale. L’hydropoétique d’Aïtmatov dans Il fut un Blanc Navire]
Lundi 25 janvier 2027 : 16h00-18h00 – Genève
Luba Jurgenson, « Se repérer dans le paysage »
XX février (à préciser) : 16h00-18h00- Genève
Oxana Timofeeva, « Несостоявшаяся любовь: секс, насилие и животные у Фрейда » [Un amour qui n’a pas eu lieu : sexe, violence et animaux chez Freud]
Jeudi 25 mars : 16h00-18h00 – Grenoble
Tony Lashden, « С точки зрения колорадского жука: перспективы эко-поэтики в беларуском контексте » [Du point de vue d’un doryphore : les perspectives de l’écopoétique dans le contexte bélarusse]
Vendredi 30 avril : 16h00-18h00 – Grenoble
Ilya Kalinin, « Нефть, живое и мертвое. Черное золото в современной русскоязычной литературе и кино » [Le pétrole, vivant et mort. L’or noir dans la littérature et le cinéma russophone contemporain]
Vendredi 21 mai 2027 : 16h-18h – en ligne
Katia Krylova, « От безмолвия к сопротивлению: эмансипация животных (и людей) в современной прозе на русском языке » [Du silence à la résistance : l’émancipation des animaux (et des êtres humains) dans la prose contemporaine en langue russe]
Les séances auront lieu en alternance à Grenoble et Genève, en mode hybride. Une diffusion en visio sera disponible sur le lien suivant (unique pour toutes les séances) :
https://visio.numerique.gouv.fr/rht-voel-glj
Organisation :
Julie GERBER, Laure THIBONNIER, ILCEA4/CESC (Université Grenoble Alpes)
Liliya DYACHENKO, Tatiana SMOLIAROVA (Université de Genève)
Contact : julie.gerber@univ-grenoble-alpes.fr
OpenEdition vous propose de citer ce billet de la manière suivante :
Anne Simon (11 juillet 2026). Écrire le vivant – Approches écopoétiques des littératures russophones contemporaines | Université Grenoble Alpes – Université de Genève | 2026-2027. Animots. Consulté le 17 août 2026 à l’adresse https://doi.org/10.58079/16k53












